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Un vétéran
Informez-vous des besoins et des intérêts de vos membres avant de planifier un programme.

Photo, Santé Canada,
© Ministre de TPSGC, 2001

Apprenez à connaître vos membres

Les gens participent lorsque les programmes touchent leurs intérêts et leurs besoins. Avant de planifier un programme sur la prévention des chutes ou la vie active, pensez à vos membres.

Quels sont les besoins de vos membres et leurs intérêts? Pouvez-vous répondre aux questions suivantes à propos de vos membres?

  • Que connaissent vos membres au sujet de la prévention des chutes?
  • La prévention des chutes est-elle un sujet important pour vos membres?
  • Qui sont les personnes physiquement actives en ce moment? Qu'est-ce qui motivent vos membres à rester actifs?
  • La vie active est-elle un sujet important pour vos membres?
  • Actuellement, qui sont les personnes peu actives physiquement?
  • Pourquoi ne sont-elles pas plus actives?
  • Qui pourrait être un supporter enthousiaste d'un programme de prévention des chutes ou de vie active?

Voir la Ressources  : Outil du programme 2 - Vos membres

Vos membres sont-ils prêts à effectuer un changement?
À un moment donné, la plupart d'entre nous avons essayé de faire un changement dans nos habitudes de vie. Nous avons peut-être réussi, mais peut-être que non. Il n'est pas facile de changer. Pensez au moment où vous avez essayé de cesser de fumer, de changer vos habitudes alimentaires ou de commencer à faire de l'exercice. Comprendre comment les gens changent de comportement vous aidera à planifier des programmes de prévention des chutes et de vie active qui auront du succès.

La recherche nous a appris que les gens font des changements par étapes. Généralement, ils font une série de pas ou passent par différentes étapes, entre le moment où ils pensent faire un changement et celui où ils adoptent un nouveau comportement. Par exemple, au fur et à mesure qu'une personne inactive devient graduellement active, elle passe vraisemblablement par les étapes suivants  :

Étape 1  : Les personnes ne sont pas actives et n'y pensent pas.
Ces personnes ne pensent pas à faire quelque changement que ce soit dans leurs habitudes de vie. Elles ne voient pas les avantages à être actives et/ou n'ont aucune intention de devenir actives prochainement.

Étape 2  : Les personnes ne sont pas actives, mais y pensent.
Ces personnes pensent aux avantages qu'il y a, pour elles, à être actives. Certaines ne font peut-être que penser à ce qu'elles pourraient faire pour être plus actives. D'autres se préparent peut-être même à essayer différentes façons d'être actives.

Étape 3  : Les personnes sont actives.
Certaines personnes ont peut-être tout juste commencé à ajouter des activités physiques à leur routine quotidienne. D'autre enfin sont peut-être des personnes qui font de l'exercice régulièrement et qui sont actives physiquement depuis un certain temps (au moins six mois).

Tout changement est bon!

Aider une personne à passer d'une étape à l'autre est un accomplissement.

Toute action de la part de vos membres pour atteindre les buts ultimes consistant à être plus actifs ou à prendre des mesures pour prévenir les chutes est un succès.

Lorsque vous planifiez vos programmes et vos activités, il est TRÈS important de savoir à quelle étape sont rendus vos membres. Des messages et des approches adaptés à chaque étape particulière fonctionnent mieux auprès des gens. Les outils ci-après à Ressources  : Outils du programme décrivent les étapes par lesquelles les gens passent lorsqu'ils font des changements dans leurs comportements et, pour les animateurs, les buts, messages et stratégies qui y sont rattachés.

« Il est irréaliste de s’attendre à ce que tous les aînés fassent des changements immédiatement après avoir reçu l’information. La réduction des risques signifie souvent qu’ils doivent accepter les problèmes liés au vieillissement et les compromis qui s’ensuivent. Le fait de partager leurs idées avec d’autres participants peut être réconfortant et rassurant. »

Home Safe Home: Road Show

Une femme réfléchissant
À quelle étape sont vos membres?

Photo, Santé Canada,
© Ministre de TPSGC, 2001

De quoi vos membres ont-ils besoin pour faire un changement?
La recherche nous démontre qu'il faut aborder chacun des éléments suivants si on veut aider les gens à faire des changements dans leurs habitudes de vie  :

Connaissance des facteurs de risque  :
Il faut que les gens sachent ce que signifie être exposé à un risque et ce qui peut occasionner un risque pour eux. Par exemple, pour que vos membres considèrent la possibilité de réduire les dangers de chutes dans leurs maisons, ils doivent savoir ce qui pourrait contribuer à augmenter leur risque de chute dans la maison. Pour penser à devenir actifs, ils doivent connaître les risques qu'il y a à être inactifs.

Perception de la vulnérabilité personnelle  :
Il faut que les gens soient convaincus que les chutes ou les problèmes de santé sont des choses qui peuvent leur arriver à eux. Par exemple, les personnes âgées peuvent croire que seules les personnes fragiles font des chutes. Comme elles ne sont pas fragiles elles-mêmes, elles pensent à tort qu'elles ne courent pas de risques d'être victimes de chutes, et il est peu probable qu'elles fassent des changements. De la même façon, si une personne ne perçoit pas ses propres risques de souffrir de problèmes de santé en raison de son inactivité, il sera difficile de la motiver à être plus active.

Connaissance du bien-fondé d'un changement :
Les gens sont plus susceptibles de faire des changements s'ils croient que le changement entraînera un résultat positif. Par exemple, une personne qui croit que l'utilisation d'une canne lui assurera plus de sécurité sera plus susceptible d'en utiliser une que quelqu'un qui ne croit pas qu'une canne puisse prévenir une chute. Une personne qui croit que devenir active l'aidera à conserver son autonomie plus longtemps est plus susceptible d'être attentive lorsqu'un conférencier affirme que faire de la marche est une bonne idée, et il y a plus de chances qu'elle commence à en faire elle-même.

Confiance dans sa capacité à faire un changement  :
Lorsque les personnes croient qu'elles sont capables de faire quelque chose, il y a plus de chances qu'elles le fassent! Par exemple, si une personne croit qu'elle est vraiment capable de marcher 30 minutes tous les jours, ou que son appel à la municipalité sera entendu et qu'on réparera le trottoir brisé, elle aura certainement plus tendance à agir en ce sens.

Je pense que je peux, je Pense que je Peux, JE PENSE QUE JE PEUX!


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révisé le 18 mai 2004